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Troisième verre de Whisky. Ça devait pas se passer comme ça. Je sais pas ce que je fou là. Je vois plus rien et pourtant je souris, j'me souviens de toi. Je me souviens de tes yeux, ton odeur, ta peau, toi. Je souris. Putain c'que j'me sens con, là affalé sur mon canapé merdique à me remémorer ces moments passés, le verre à la main et la bouteille pas loin. J'avais cru être plus fort que ça. Je pensais être au dessus de tout ça, au dessus de la vie. Je me sentais bien, là, avec toi, ta main posée sur ma jambe. Je voudrais pouvoir enfouir ma tête au creu de ton cou encore une fois, sentir ton odeur, sentir ta présence, te dévorer. T'es pourtant surement bien mieux là où t'es. Loin de moi, loin de mes caprices et de mes frustrations stupides. Je me souviens. Peut-être même que je me souviens trop, je devrais oublier, regarder la vie et avancer un peu plutôt que de me contraindre à reculer. Tu sais dans la vie, si on recule, on meurt. Peut-être que finalement ce serait pas si mal hein, je suis bien partit pour, le chemin est bien entamé déjà. Mon salon s'est transformé en un panorama brouillé sans teintes qualifiables. Plus rien. Je vois flou et pourtant, je souris, et je me sens con. J'ai les yeux qui piquent et j'me dis que j'aurais mieux fais d'y faire attention, à mes yeux. Je nourris l'espoir de te revoir un jour. Pouvoir t'admirer encore une fois, m'arrêter sur ton corps parfait et me souvenir de tout ça, de toi, de moi et de nous, ensemble. J'attends de pouvoir te sourire et te prendre dans mes bras, de te serrer si fort que j'aurais pu faire fusionner mes souvenirs aux tiens. Peut-être qu'alors tu m'aurais pardonné de t'avoir demandé de partir, pour ton propre bien mais pour un caprice de ma part. En parfait égoïste que je suis, j'avais pas pensé en arriver là. Et pourtant. J'ai bien mal fait les choses. Si mal que je t'ai revue aujourd'hui, après tout ce temps. Je n'ai pas pu te serrer dans mes bras, puisque tu étais dans ceux d'un autre.


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# Online seit Samstag, 17. Oktober, 2009 um 15:06

Geändert am Samstag, 17. Oktober, 2009 um 15:35

Still far away.

Still far away.
Tu sais, je m'étais dis que tout ça ne servait à rien. Finalement elle a gardé ma lettre, celle pleine de sentiments ambigus écrits à l'encre noire. Je me souviens de ses yeux bleu profonds parés de longs cils noir charbonneux, je les vois parfaitement parcourir la page d'un blanc aussi sale que mon écriture en elle-même. Je me souviens de ses mains, douces et si fines que j'avais peur d'y porter atteinte lors de nos étreintes. Peut-être étais-je trop emballé, peut-être ne lui avais-je pas laissé le temps de reprendre son souffle tandis que je ne faisais que la noyer davantage dans mon souffle indésirable. Je l'avais aperçue à l'angle de la rue St-Martin, dans sa robe rouge resplendissante. Son aura emplissait la ville entière et son parfum enveloppait le monde. Légère, elle semblait voler quand le vent berçait gentiment sa robe et que ses cheveux brillants volaient à en attraper le ciel. Et, intimidé, le soleil se couchait doucement sur sa silhouette, l'habillant de reflets rose et jaune qui lui donnaient une dimension surnaturelle. Ce même soir je m'étais retrouvé à l'attendre sur le seuil de sa porte, des fleurs de lys à la main. Elle avait posé des yeux étonnés sur moi en me demandant de sa voix douce et agréable ce que je faisais là. Je me suis levé d'un bond, embarrassé, marmonnant des excuses inaudibles. J'avais écrasé mon mégot et jeté au loin par peur que la fumée ne la gêne. Je m'étais approché en me grattant la tête, ne sachant pas vraiment quoi lui dire. Je n'avais pas réfléchit au pourquoi du comment je m'étais retrouvé ici, et qui plus est avec des fleurs. Je suis venu te donner ça je crois. Je ne me souviens plus, je ne sais pas ce que je fais ici, désolé de te déranger... Je lui tendis les fleurs accompagnées de la lettre en question en fixant mes chaussures en piteux état. Tandis qu'elle saisit le tout sans dire un mot, je fis demi tour et m'en alla d'un pas rapide pour finir par courir jusqu'à une fontaine dont l'existence m'était complètement inconnue. J'étais resté là plusieurs heures alors que le ciel était déjà parsemé d'étoiles éclatantes sur un fond d'un noir parfait. Le ciel était dégagé tandis que moi, j'avais la vue embrumé. Je ne savais plus. Je ne me souvenais plus de ce que j'avais écrit. Jusqu'à aujourd'hui. On est venu me rapporter une boîte en carton portant mon nom, retrouvée chez elle. J'avais saisit, hésitant, le carton parsemé de fleurs bleues, puis ouvert le couvercle, doucement. Une vision des plus inattendues s'offrait à moi alors que je l'ouvris délicatement ; des photos de moi, d'elle et moi, puis de moi, des fleurs séchées, un carnet, des post-its, des feuilles volantes, " You are the perfect one". Mon c½ur se mit à chavirer et son image revenait me hanter. J'épluchais consciencieusement le contenu mystérieux de la boîte. Je scrutai chaque détail, chaque odeur, chaque gribouillis, finissant par me trouver pathétique à la relecture de cette lettre. J'enfermai un peu de mon âme avec ces souvenirs puis la rangea dans un meuble du salon.
C'était son trésor. Elle était malade et elle ne voulait pas. Et c'est après toutes ces années de silence que, clope à la main, je revois son sourire.

# Online seit Samstag, 11. April, 2009 um 12:15

Passé retrouvé.

Je me souviens de sa main dans la mienne, tout deux bravant le froid glacial de ce soir de décembre, avec la neige qui nous menaçait du haut des nuages d'un gris cotonneux. Je la reconnue du premier coup d'½il, sa magnifique silhouette trônant en haut de ce vieux pont de pierre, elle à qui la lumière rougeâtre de ce soleil couchant sied somptueusement bien. Courbée sous le pois du travail qu'elle effectuait sans relâche depuis des années, et de la vieillesse qui la menaçait, elle faisait plus que son âge actuel, mais était toujours aussi belle. Je me suis approché d'elle, inconsciemment, et je me retrouvais à quelques mètres d'elle, si imposante, et moi, dans une immobilité sculpturale inouïe, ébahit. Son regard tendre posé sur moi, son sourire indescriptiblement ravissant, tout comme autre fois, malgré la peau qui s'était relâchée, la tempête du temps s'était écrasée sur elle, laissant ses atroces marques, sur son passage, et mes yeux accrochés à elle. Dans un silence de plomb des plus dérangeants, je me contentais d'admirer sa beauté sans bornes, les mots dérisoires, l'ignoble envie de saisir son corps frêle de le serrer contre mon c½ur. Son visage s'était creusé de façon étrange, après dix ans, elle semblait en avoir prit quinze, elle qui débordait pourtant de jeunesse. Sa peau d'un blanc maladif, laissait transparaitre quelques rides déjà bien marquées, mais même affaissé, son visage gardait ce que j'avais toujours admiré en elle, ses yeux. Deux prunelles d'un bleu azure irréel des plus réels, striées de jaune pâle, parées de long cils noir charbonneux, un blanc immaculé autour de l'iris, une neige parfaite, jamais piétinée, belle, irréelle, fascinante. Elle est somptueusement effrayante. Ces cheveux d'un brin foncé, auparavant dotés d'une noirceur profonde, abyssale, ternis pas le temps, la vieillesse qui approche, la proximité du lendemain, la peur, ondulaient savamment au grès du vent qui la faisait frissonner. Mes souvenirs accrochés sur ses lèvres qui bougeaient telles des pantins de bois, maniés avec excellence et perfection, elle se souvenait, aussi. Sa peau frissonnante, parcoure de frissons étranges, était aussi pâle que son gilet d'un blanc parfait, aussi fragile qu'une fine lame de verre, il m'avait semblé que si elle se piquait avec une aiguille, elle se dégonflerait tel un ballon de baudruche, fragilité. Sans qu'elle ne s'en douta, j'étais perdu en elle, mes yeux tristes suspendus à son souvenir, sa présence me manquait, son aura me manquait, elle me manquait. Mes yeux s'arrêtèrent un instant sur mes mains qu'elle venait de saisir, puis relâcher subitement. Rugueuses et abîmées, je sentis une peine incontrôlable m'envahir, elle qui avait des mains aussi douce qu'une peau de bébé, elle avait trop travaillé et s'était usée à la tâche, ses mains en avaient souffert, elle en avait souffert, elle en souffre. Un instant, l'ignoble envie de la prendre dans mes bras refit surface, suivie de l'envie d'embrasser puis de réparer ses mains, d'un quelconque moyen, once d'espoir. Elle avait irrémédiablement maigrit, assaillie par la maladie, les séjours à l'hôpital, le travail, la lutte, la vieillesse, la proximité du lendemain, la peur. La lumière incandescente redessinait ses ombres envoutantes de façon fantastique et la brise m'amenait son parfum aux senteurs de fleurs. Elle me saisit définitivement la main et m'emmena vers cette lumière rougeâtre attrayante aux lueurs resplendissantes, le pressentiment d'une terre promise, un renouveau. C'est sans un mot qu'elle m'avait reconnu, puis reconnu, elle, bavarde, comme auparavant. Je me suis souvenu de sa main dans la mienne, tout deux bravant le froid glacial de ce soir de décembre. Un tableau de soleil couchant aux palettes de couleurs splendides et aux lumières d'une dominance rouge amour.
Elle était belle à en mourir
Passé retrouvé.

# Online seit Dienstag, 10. März, 2009 um 15:09

Geändert am Freitag, 13. März, 2009 um 13:29

La lumière envoutante du soleil couchant sur la page numéro neuf.

La lumière envoutante du soleil couchant sur la page numéro neuf.

Jusqu'au point de non-retour.




# Online seit Dienstag, 03. Juni, 2008 um 16:12

Geändert am Montag, 02. März, 2009 um 13:22